| La Quête mystique du Saint Dollar canadien - Demande de subvention: |
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Mercredi 16 avril 2003
Hum! Bien que j'aie remis ma demande de subvention il y a trois mois, le résultat n'est toujours pas là. Celui qui doit la présenter pour moi joue le rôle de l'avocat du diable, cherchant à renforcir mon dossier le plus possible. Comme je suis d,accord avec lui, je retouche. En attendant, ma création avance toujours et elle risque d'être déjà parti chez l'imprimeur au moment de la présentation au comité. Les délais sont extrêmement serrés. Je dois avoir terminé la première version à la fin de la semaine prochaine. Pendant les mois qui ont passés, pendant lesquels je n'ai pas participés à ce bloque... ben j'ai perdu du temps... J'ai eu un peu l'impression d'avoir à donner un très grand effort, comme celui de pousser un immense rocher en haut d'une montagne tout en ayant les pieds dans la bouette. J'ai l'impression d'avoir à faire face à l'ennemi intérieur. Lundi 17 février 2003
J'ai expédié ma demande de subvention aujourd'hui. Si elle passe, j'aurai des millions de ragadouis! Ce matin, lorsque je me suis éveillé, j'avais mal à la tête et j'avais la nausée... le stress! De ce travail dépend mon salaire d'une année! Vendredi passé, j'ai terminé la première version. Comme pour une nouvelle ou un roman, je me suis donné un temps (la fin de semaine) pour la laisser reposer, prendre du recul. J'en ai aussi envoyé une copie à une amie qui l'a corrigé et commenté. J'avais promis de l'envoyer au comité d'évaluation aujourd'hui. Ça devait partir! Le respect des échéances est en lui-même un argument en ma faveur. Et tout s'est bien passé. Les corrections de mon amie étaient utiles et profitables, j'ai corrigé quelques manques et incohérence et revu des nombres et des calculs. J'ai terminé ce soir, vers 17h. Je l'ai mis dans mon courriel puis j'ai pesé sur SGMKJ! C'était le dernier droit de cette étape. Mon travail sera-t'il convaincant? Que l'on me l'accorde ou pas ne m'arrêtera pas. Mais sans aide, je risque gros... je risque la faillitte car j'investis tout sur ce projet. Sous cet effort, se cache la quête mystique. Je vous en dirai plus au cours des jours. Jeudi 13 février 2003
J'ai presque terminé ma demande de subvention, dans les délais que je me suis fixé. Au fur et à mesure que je progressais, je réalisais que mon projet avait de l'allure. Aujourd'hui, j'ai estimé qu'en deux ans je pourrais générer des millions de ragadouis de vente... assez pour me faire vivre, assez pour entreprendre d'autres projets. Je vais réussir. Mercredi 22 janvier 2003
Et si je ne cherche plus d'emploi, et si je ne cherche plus de contrats... à quoi sert ce blogue? Je suis comme une truie qui doute. Le message de mon guru intérieur me travaille. Aurais-je le courage de croire en moi? En ma capacité de réussir par mes propres moyens? En attendant de me décider, je n'ai pas fait ce que j'avais prévu, c'est à dire de la pub dans les journaux locaux. J'ai plutôt fait du ménage dans mon casier de choses à faire. J'ai là des tâches qui m'attendent depuis des mois. (plus tard dans la soirée) Ah ben tiens, je peux changer le nom de mon blogue: il s'appelait avant La quête mystique d'un emploi ou d'un contrat et va dorénavant s'appeller: La quête mystique du saint dollar canadien. Voilà pour la cohérence! Mardi 21 janvier 2003
Ce matin, après ma méditation, j'ai décidé de consulter mon guru. Ce n'est pas une chose que j'ai coutume de faire car je crains que la réponse ne me plaise pas. Malgré tout, je lui ai demandé: "Est-ce que poursuis la bonne route?" Et la réponse c'est non. Je disperse trop mon énergie. Alors, pour un certain temps, je vais me concentrer sur mon projet d'édition et sur une demande de subvention. Au diable les contrats! Au diable les jobs! Je veux créer ma propre entreprise! Le salariat est au capital ce que la location est à la propriété. Nous tous qui avons participé pendant des années à édifier une entreprise pouvons tout perdre à cause du patron. S'il vend l'entreprise, aurons-nous droit à la part du capital que nous avons généré dans l'entreprise? Non! Le patron va se tirer avec! C'est la logique du système capitaliste et ça ne me plaît pas... Mais! Mais! Mais! Comment m'ent tirer? En devenant un patron moi-même! Les patrons seraient-ils tous des communistes camouflés? |
Roberto Viens: Un chômeur qui ne chôme pas
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